| Notre avion et Greta ! |
| Colombus Circle |
| 57th Street |
Étonnamment,
lorsque nous survolons Saint Pierre et Miquelon, l'air dans l'avion
se rafraîchit.
Même
si Nougaro l'a chanté, ce n'est pas dès l'aérogare que le choc est
intervenu : la nuit tombée, la fatigue d'un vol sans sommeil,
la grandeur de l'aéroport,les souterrains et les stations un peu
glauques du métro, ont considérablement atténué les effets de la
rencontre.
Dans
la rame grise du métro se côtoient toujours cette humanité du
dehors qui vient s'échouer sur ses bancs, la tête encore dans la
lieur du crépuscule, les yeux fureteurs ou absents. Deux copines
vêtues très court qui s'ouvrent mutuellement les bras, un Juif,
kippa vissé, peur d'être en retard pour Shabbat, un Noir dont la
carrure imposante le fait déborder de son siège, deux autres dignes
représentants de la cool attitude, une femme épuisée qui cherche
un peu de repos sous le cardigan dont elle a recouvert sa tête, un
Latino aux tatouages agressifs et au regard fuyant jouant
négligemment avec un coup de poing américain, la voix si américaine
du conducteur qui déclame le nom des stations ou s'impatiente
lorsque les portes ne se referment pas en raison de passagers
indisciplinés, l'air chaud du dehors qui vient percuter l'air
empuanti du souterrain quand notre destination est atteinte.
Finalement, Nougaro avait raison ; Dès l'aérogare / J'ai
senti le choc / Un souffle barbare / Un remous hard-rock.
Une
petite marche dans la chaleur moite, une volée d'escaliers, le
sourire de Chanlam, notre hôtesse, un accueil chaleureux,un lit
accueillant, un sommeil bienvenu.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire